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Iran, la guerre inéluctable

Par Guy Senbel pour Guysen International News

vendredi 11 décembre 2009
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Téhéran sera sans doute une nouvelle fois sanctionné dans les prochains jours. Son refus obstiné d’abandonner son programme nucléaire et de se plier au droit international alimentent des peurs légitimes, confirmées par des experts occidentaux qui répètent que plus rien n’empêche l’Iran de se doter d’une bombe atomique.

Malgré les condamnations prononcées, des sanctions en cours, Téhéran continue de mépriser l’ouverture américaine, le dialogue, la paix. L’Iran est allé trop loin. Les provocations succèdent aux mensonges, et le danger pour la sécurité mondiale est immense. Après des années d’efforts diplomatiques, la guerre semble inéluctable.

La décision prise fin novembre par le conseil des gouverneurs de l’AIEA de condamner l’Iran pour son programme nucléaire clandestin constitue la plus sévère mise en garde contre Téhéran depuis février 2006. Elle confirme les doutes des occidentaux sur l’argument du nucléaire civil, ou plus exactement leurs craintes qu’il ne soit trop tard.

Depuis quatre ans, tout a été tenté et entrepris pour convaincre les Iraniens de renoncer. Au cours d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée au nucléaire iranien, Gérard Araud, ambassadeur de France aux Nations-Unies, a déclaré qu’il n’y avait plus de raison d’attendre pour voter de nouvelles sanctions contre l’Iran. Une nouvelle résolution est en préparation. Si elle est votée, ce sera certainement la dernière.

Trop de questions de l’AIEA sont restées sans réponse. Trop d’opportunités politiques ont été manquées pour croire encore à la sincérité de l’argument du nucléaire « civil » prôné par le gouvernement iranien.

Téhéran a caché un nouveau site d’enrichissement d’uranium à Qom. Téhéran s’est lancé dans le développement de missiles balistiques. Téhéran a choisi d’enrichir l’uranium en Iran alors qu’une proposition avait été faite et acceptée de l’enrichir en France et en Russie. Enfin, Téhéran annonce un programme de construction de dix nouveaux sites d’enrichissement de l’uranium. Et selon le Telegraph britannique, l’Iran cherche à se procurer du combustible nucléaire par l’intermédiaire de sociétés taïwanaises.

Toutes les conditions sont réunies pour que la crise iranienne trouve une issue dans la guerre.

L’Iran continue de se conduire en Etat voyou. Téhéran forme des dirigeants de groupes terroristes chiites irakiens et leur fournit des armes qui alimentent le terrorisme en Irak. Téhéran alimente les terroristes du Hezbollah au Liban et ceux du Hamas à Gaza, et son meilleur allié reste la Syrie, accusée par l’Irak d’avoir été complice des multiples attentats de Bagdad, mardi 8 décembre, qui ont fait près de 130 morts.

Israël n’est plus seulement une cible idéologique ou l’occasion de manifester une nouvelle solidarité avec tous ceux qui sont encouragés à « résister à l’entité sioniste ». « Effacer Israël de la carte » répond à une stratégie qui se précise. Jeudi 10 décembre, le ministre iranien de la Défense a assuré qu’il soutiendrait toutes les guerres contre Israël, « jusqu’à la libération de Jérusalem »…

Barack Obama pensait encore il y a un an que la résolution du conflit israélo-palestinien permettrait de défléchir les tensions dans la région, et calmerait les Iraniens auxquels il tendait alors la main. Sa stratégie a échoué, l’Amérique sait qu’il doit en changer. D’autant que les enquêtes d’opinion ne lui sont pas favorables. Sa popularité chute. Et dans les mêmes sondages, les Américains ne se disent guère défavorables à la guerre d’Afghanistan, convaincus que la chasse aux talibans reste un des moyens de lutter contre le terrorisme international. De ce point de vue, la guerre à l’Iran nucléaire ne choquerait pas l’Amérique. Surtout si cette guerre consiste à détruire l’ensemble des installations nucléaires et à précipiter la chute d’un régime islamique dictatorial contesté, en neutralisant les Gardiens de la Révolution.

Barack Obama sait qu’un « Munich nucléaire » est impossible. Il sait aussi, avec les autres membres du Conseil de sécurité, que les sanctions ne seraient pas simples à appliquer et qu’elles auraient d’abord des conséquences directes sur le peuple iranien.

Jeudi 10 décembre, accusé par Téhéran d’avoir fait enlever des citoyens iraniens, Barack Obama était en Suède pour recevoir le Prix Nobel de la Paix. Premier Nobel récompensé pour ses travaux « à venir », il n’a pas manqué de justifier sa politique en Afghanistan.

« Si la guerre est horrible, la servitude est pire », écrivait Winston Churchill.

Ce soir, nous pensons à Guilad Shalit, soldat de Tsahal et citoyen français, otage du Hamas à Gaza depuis 1265 jours.

A la semaine prochaine,


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