Depuis Septembre 2000, DESINFOS.com est libre d’accès et gratuit pour vous donner une véritable information indépendante sur Israël
Personnalisé
Inscription gratuite à la Newsletter - cliquer ici
-
Accueil > Les textes > Stockolm capitale de la « Suédistan »

Stockolm capitale de la « Suédistan »

Par Mordechai Kedar - Traduit de l’hébreu par Danielle Elinor Guez

dimanche 6 décembre 2009
- Lire la version pour téléphone mobile (iPhone, smartphone, etc.) -


Partager  | Autres liens

L’initiative de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’État des Juifs et aussi des Palestiniens demanderait de la part de la Suède qui en est l’auteur, un petit test de connaissance historique : sur quoi est fondée la revendication palestinienne sur Jérusalem, et quand donc Jérusalem a-t-elle été la capitale de la Palestine ?

Il existe un phénomène grave dans le monde entier, répété périodiquement dans des entretiens accordés par des hommes politiques s’exprimant sur le sujet de Jérusalem. La plupart de ces entretiens traitent du partage de Jérusalem en deux capitales, de telle sorte qu’elle devienne évidemment la capitale du futur État palestinien et éventuellement qu’elle soit aussi reconnue comme capitale d’Israël. Mais lorsqu’il s’agit de la capitale palestinienne, on sous-entend la Vieille Ville et ses Lieux Saints tandis que pour la ville israélienne on sous-entend la ville occidentale qui s’est développée depuis 150 ans.

Cette semaine nous avons appris que la Suède - qui ces jours-ci est au centre de l’activité politique de l’Union Européenne - travaille sur une résolution qui reconnaîtrait Jérusalem comme capitale de deux états. À mon avis il y a deux raisons à cette initiative suédoise :

  • la première est une attitude antijuive profondément ancrée au cœur de nombreux Suédois comme celle qui a trouvé son expression récemment dans un article de diffamation d’un journaliste suédois Donald Boström selon qui Israël aurait tué des Palestiniens dans le but de leur prendre leurs organes,
  • la deuxième étant de renforcer Abou Mazen à tout prix même au prix du retrait du territoire de l’État d’Israël, de sa capitale historique et religieuse, capitale du peuple juif.

Ici, il est bon de souligner qu’Abou Mazen est considéré dans toute la Cisjordanie comme un cadavre politique ambulant. Personne ne sait ce qu’il va devenir, ni quels sont ses plans - surtout après qu’il ait déclaré son intention de démissionner - ni ce qu’il prévoit pour le peuple palestinien. En tant qu’originaire de la ville de Safed, il n’est pas considéré par le public palestinien de Cisjordanie comme « l’un des leurs » et il n’est pas non plus très populaire en raison de son implication dans la gestion des milliards de l’OLP, au fil des ans depuis sa fondation. Le fait de nier la Shoa, de refuser de reconnaître Israël comme état du peuple juif, n’a pas nui à son statut international et en Israël même, il est considéré comme l’homme politique favori parce qu’il a « découvert » que la violence palestinienne nuisait au projet palestinien plus qu’elle ne le faisait avancer. L’Europe l’aime parce qu’elle n’a personne d’autre à aimer. Arafat étant mort, Bargouti étant en prison et Meshal n’étant pas sympathique, les Européens ont fait d’Abou Mazen un partenaire dans la création du rêve européen d’un état palestinien pacifique vivant en paix avec ses voisins, en particulier avec Israël. Et qu’importe si le prix à payer que réclament les Palestiniens comprend Jérusalem ?

La Suède ne se soucie vraiment pas des quelques questions fondamentales comme celles-ci :

  • Au nom de quoi les Palestiniens réclament-ils Jérusalem ?
  • A quelle période dans l’histoire, Jérusalem a-t-elle été la capitale de la Palestine ?
  • Combien de dirigeants palestiniens ont-ils gouverné depuis Jérusalem ?

Si les Européens se posaient ces trois questions élémentaires, ils découvriraient que les revendications palestiniennes se fondent sur du vide, que Jérusalem n’a jamais été la capitale de la Palestine islamique (mais la ville de Ramla), et que jamais un souverain, un émir ou un roi palestinien n’a gouverné depuis Jérusalem. La revendication des Palestiniens à faire de Jérusalem leur capitale est motivée seulement et uniquement par la volonté de couper le peuple juif de son cœur palpitant, ce qui serait une première étape vers l’élimination de l’entité sioniste. Ce qui est grave c’est, semble-t-il, que les politiciens suédois le savent aussi mais coopèrent à la demande palestinienne à partir d’une approche antijuive et que certains Israéliens, à notre grande inquiétude, se joignent à cette coopération en alimentant eux aussi cette idée.

La première chose que doit faire Israël est la chose la plus simple : rappeler au monde que Jérusalem était la capitale d’Israël il y a 3000 ans qu’elle est la plus ancienne ville du monde qui est encore aujourd’hui la capitale d’un pays moderne. A titre de comparaison, Stockholm est devenue la capitale de la Suède seulement en 1634, c’est-à-dire il y a seulement 375 ans ; alors qu’est-ce qui donne à la Suède le droit et l’autorité de parler de Jérusalem, capitale éternelle du peuple juif ?

La deuxième chose que pourrait faire Israël c’est de déclarer Stockholm capitale du futur État islamique qui se développe et se construit en Europe. Et si les Suédois se comportent bien, alors Israël sera d’accord pour que Stockholm soit provisoirement divisée en deux capitales : l’une capitale de la Suède et l’autre de la Suèdistan.

Cette éventualité n’est pas complètement détachée de la réalité car la croissance démographique en Europe - en Suède comme dans les autres pays d’Europe - indique clairement que dans 30 ans, il aura une majorité musulmane dans de nombreux territoires européens y compris en Scandinavie.

Seule une position israélienne forte, ferme et déterminée, fondée sur l’histoire juive que le monde occidental connaît bien, peut écarter les idées suédoises du cadre légitime du dialogue international. Je ne me souviens pas qu’il soit déjà arrivé qu’un État intervienne dans une décision souveraine d’un autre État à propos du choix de sa capitale. C’est seulement lorsqu’il s’agit d’Israël, que des pays étrangers se permettent d’intervenir dans ces questions, et cela doit cesser.

Jérusalem n’est pas un sujet de négociation - ni avec des personnes proches ni avec des personnes éloignées.


http://www.news1.co.il/Archive/003-...


Soumettez vos réactions - Imprimer la page - {id_article}

Chaque matin recevez la Newsletter de Des Infos.com
Cliquez pour vous inscrire gratuitement

Inscription  gratuite à la Newsletter de



Informations , services  et publicité sélectionnés gratuitement par Desinfos.com











IDC

 





Docteurinfo.com la santé par la connaissance


Avis d'utilisation |     | Accueil | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Contact | Mentions légales | Espace privé |     | SPIP | squelette