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Ce chantage palestinien qui bafoue les règles du droit et de la morale

Bertrand Ramas Muhlbach pour : http://lessakele.over-blog.fr et www.aschkel.info

lundi 30 novembre 2009
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Depuis le 23 novembre 2009, des informations circulent sur une prochaine libération du soldat Guilad Shalit, kidnappé le 25 juin 2006 par des groupes terroristes palestiniens aux abords de la Bande de Gaza. Dans le cadre de l’accord, seraient libérés quelques 1400 palestiniens dont deux terroristes du Hamas, Ibrahim Hamed et Abdallah Barghouti, impliqués dans l’assassinat de dizaines d’israéliens (ces derniers ne devraient toutefois pas être autorisés à retourner en territoire palestinien).

Le premier Ministre Palestinien Fayyad souhaiterait également un élargissement de la transaction à des terroristes comme Marwan barghouti ou encore Ahmed Saadat (condamné pour l’assassinat du Ministre israélien du tourisme Rehavam Zeevi en octobre 2001), mais pour l’heure, le Ministre des Affaires Etrangères Avigdor Lieberman s’y est résolument opposé.

Selon le numéro 2 du Hamas Moussa Abou Marzouk, l’accord ne serait pas encore finalisé en raison d’un refus israélien de franchir « certaines lignes » mais en réalité, d’autres paramètres compliquent les négociations en cours. Tout d’abord les USA sont hostiles à une libération d’un trop grand nombre de prisonniers affiliés au Hamas qui constituerait une victoire morale pour l’organisation terroriste au détriment du Président Mahmoud Abbas. Par ailleurs, il faut tenir compte de l’opinion publique israélienne qui accepte difficilement qu’Israël relâche des terroristes « ayant du sang sur les mains ». Des familles de Haifa dont les enfants ont été tués dans des attaques terroristes ont déjà fait part de leur intention de présenter une pétition devant la Cour de Justice pour exiger du gouvernement une publication de la liste des prisonniers palestiniens afin d’empêcher leur éventuelle libération.

Il est vrai que depuis toujours, Israël accepte des conditions draconiennes pour obtenir la libération de soldats et leur retour au pays. Cela s’est produit le 20 mai 1985, lorsque Ahmed Jibril chef du FPLP-CG (bras armé syrien au sein du mouvement national palestinien) a obtenu d’Israël qu’il libère 1 150 prisonniers en échange de trois soldats. Notons que parmi les terroristes relâchés, figuraient notamment Ahmad Yassine (fondateur deux ans plus tard, du Mouvement de la résistance islamique Hamas), mais également Jibril Rajoub, ancien chef de la Sécurité préventive (antiterrorisme) de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie. En 1982 et en 1983, Israël a relâché respectivement 700 et 4 600 prisonniers retenus dans le camp Ansar créé dans la zone contrôlée dans le sud du Liban, en échange de 8 puis de 6 soldats capturés lors de l’opération “Paix en Galilée”. En juillet 2008, les corps des deux soldats israéliens Ehud Goldwasser et Eldad Regev enlevés en 2006, ont été échangés contre cinq détenus libanais dont Samir Kuntar du Front de libération de la Palestine, condamné en 1980 à cinq peines d’emprisonnement à vie. Le Hezbollah avait de façon ignoble, attendu la dernière minute pour confirmer le décès des soldats.

Aujourd’hui, le prix versé pour obtenir la libération de Guilad Shalit devrait être très lourd mais le Ministre de la Défense Ehoud Barak a confirmé que la libération d’un soldat captif prévalait sur toute autre considération, et notamment le principe d’interdiction de négocier avec des kidnappeurs (qu’Israël s’est fixé). Cet avis est également partagé par le Premier Ministre Benyamin Netanyahou même si le choix entre l’urgence impérieuse de sauver une vie et le souci d’éviter de nouveaux enlèvements, demeure un véritable dilemme.

Les tractations ont été suspendues fin novembre 2009, en raison de la fête de l’Aid al Adha. Cependant, le Premier Ministre de l’Autorité Palestinienne Salam Fayyad s’est déjà engagé à faire reconnaître un statut de « prisonniers de guerre » au niveau international, pour les prisonniers palestiniens en Israël. Cette démarche est en effet d’une grande utilité car un tel statut minimiserait la gravité des actes accomplis par les terroristes palestiniens voire, les cautionnerait. Elle traduit en fait la difficulté pour les palestiniens d’assumer leur comportement spécifique.

Dans la société palestinienne, non seulement le meurtre de personnes israéliennes ou l’enlèvement de soldats ne constitue pas un crime mais encore les auteurs de ces forfaits sont considérés comme étant des héros. Le statut de « prisonniers de guerre » leur permettrait donc d’échapper au sort des criminels de droit commun. Naturellement, les soldats palestiniens refusent ce statut lorsqu’Israël les place en situation de guerre comme lors de l’intervention à Gaza fin décembre 2008 janvier 2009. Ils préfèrent alors se présenter comme étant des victimes de « crimes de guerre ».

En tout état de cause, l’échange de Guilad Shalit avec des terroristes palestiniens heurte la conscience et bafoue toutes les règles du Droit et de la morale. Tout d’abord, Guilad Shalit a été enlevé alors qu’il accomplissait une mission de surveillance de la frontière. En aucun cas, il n’a tué de personnes palestiniennes ni même essayé de le faire. De leur côté, les personnes palestiniennes dont la libération est envisagée sont impliquées dans des actes portant atteinte à la sécurité d’Israël ou à la vie de personnes israéliennes.

S’agissant des conditions de détention, le soldat Guilad Shalit n’a reçu aucune visite au cours de ces 3 années et demi de détention. Les palestiniens n’ont pas non plus donné de gages concernant son état de santé hormis une cassette audio, une lettre et récemment une vidéo de quelques minutes (le 2 octobre 2009) remise contre la libération de 20 détenues palestiniennes membres du Hamas, du Fatah ou encore du Djihad Islamique.

Sur le plan de la morale, l’accord risque d’être parfaitement contreproductif. Il est déjà difficile de faire comprendre aux palestiniens qu’il est interdit de tuer (ou d’essayer de le faire), a fortiori lorsqu’il s’agit de personnes civiles qui ne sont pas engagées dans un combat de type armé. Si donc les criminels arrêtés ne sont pas sanctionnés par une peine privative de liberté ni obligés de réparer, ils ne pourront ni se corriger ni chercher à s’améliorer.

Enfin, l’atmosphère dans laquelle s’opère l’échange est loin d’être placée sous le signe de la détente et de dispositions d’esprit paisibles. Les palestiniens refusent toute réconciliation avec les juifs comme en témoignent les actes de terroristes de la bande de Gaza en ce 27 novembre 2009, qui ont contraint l’armée israélienne à effectuer un raid sur le camp (dit) de réfugiés de Jabaliya. De même, le 25 novembre 2009, l’armée israélienne a été amenée à déjouer une tentative d’attentat à proximité de Eilat, mettant en fuite des individus en possession d’un sac contenant 15 kilogrammes d’explosifs.

Il est vrai qu’idéalement, le peuple juif doit être « miséricordieux, modeste et pratiquer des actes de bonté » (Yev 79 a) puisque « Tout comme D. est miséricordieux, vous-même vous devez l’être aussi » (Sifré equev 89). Pour autant, il n’est pas certain que cette nouvelle libération de terroristes ait un effet pédagogique, dissuade les intéressés de recommencer et les responsabilise. Bien au contraire.


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Ce Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française a pour thème, ’la montée des violences’. Ce thème aura toujours accompagné l’histoire de l’humanité. Violences politique, religieuse, sociale, économique, voire même discursive, les humains n’auront cessé de se faire violence, et ce même lorsqu’ils prétendaient l’éradiquer en cherchant à dispenser le bien. Cette relance du Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française apporte une attention toute particulière à ce qu’il convient de nommer une résurgence de la violence affectant aujourd’hui les communautés juives de France et d’Europe.


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