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Benyamin Netanyahou et le Principe de réalité

Par Guy Senbel pour Guysen International News

dimanche 13 septembre 2009
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C’est décidé. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou écourtera sa présence à l’Assemblée générale des Nations-Unies qui se tiendra dans moins de deux semaines à New York. Le Premier ministre israélien refuse d’y rencontrer le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Il refuse d’être photographié aux côtés ’’d’un négationniste, un tyran qui appelle à la destruction d’Israël’’. Sa visite durera deux jours, au lieu de trois. Benyamin Netanyahou manquera le discours du Président Obama. Le protocole compte moins que l’histoire.

Animé d’une conscience historique forte et habile tacticien politique, Benyamin Netanyahou ne fuit pas la paix et ne méprise guère la diplomatie. Il préfère travailler en coulisses. Et pour mieux ’’résister’’ aux pressions contradictoires qu’il subit, c’est le principe de réalité qu’il respecte. Prendre en compte les exigences du monde réel, et les conséquences de ses actes. Admettre l’existence d’une réalité insatisfaisante pour mieux éviter la déception…

Cette semaine, alors qu’il était harcelé par des pressions extérieures et intérieures sur la question du gel des implantations en Judée et Samarie, deux semaines après Shimon Peres, Netanyahou s’est déplacé à Moscou, dans le cadre d’une visite ’’secrète’’, et pour prier son homologue russe de ne pas honorer le contrat passé avec l’Iran pour la fourniture des missiles sol-air S-300. Doter Téhéran du système de défense aérienne le plus perfectionné au monde compliquerait la tâche du gouvernement israélien, s’il décidait de s’attaquer aux constructions nucléaires iraniennes.

Les ententes discrètes valent parfois mieux que des accords inapplicables, dont les cérémonies de signatures rendent au mieux nostalgiques ceux qui y avaient cru… Malgré des déclarations souvent prononcées sur le ton de la passion, et qui font référence à des idéaux qui mettent parfois la violence en scène, des dialogues parallèles existent entre les capitales du Moyen-Orient.

Longtemps, Benyamin Netanyahou a démenti avoir accepté un plan de retrait du Golan en échange d’une paix durable avec la Syrie. Le ’’plan Lauder’’, du nom de l’homme d’affaires américain proche du Premier ministre, son émissaire pour les négociations avec la Syrie et les rencontres avec Hafez El-Assad entre 1996 et 1999, a été révélé cette semaine. Dix ans plus tard…

Le Premier ministre s’opposait à l’époque par principe à la création d’un Etat palestinien. Aujourd’hui, il y est favorable. Démilitarisé, démocratique, reconnaissant Israël comme un Etat juif, admettant si possible la croissance naturelle des implantations, fût-elle horizontale…

Comment faire progresser la paix, objet de toutes les pressions, si l’opinion publique israélienne le désavoue ou si des ministres issus de sa mouvance politique entrent en dissidence sur la question du gel des implantations ? Il lui serait impossible de gouverner. Si Israël est mis au banc des nations parce que Jérusalem n’entame pas de négociations avec les Palestiniens, il sait qu’il ne pourra pas faire régner l’union nationale, seul mode possible de gestion des affaires du pays. Il lui serait aussi impossible de gouverner.

Tout en négociant un accord sur un gel temporaire des implantations avec Washington, Netanyahou a donné son feu vert jeudi 10 septembre à la construction de 455 logements en Judée-Samarie. Paradoxe ? Non, répond le gouvernement. La construction de ces logements était prévue, décidée, avant que les Palestiniens fassent du gel des implantations une condition à la reprise des pourparlers de paix avec Israël.

Un ’’gel complet’’, demandé par Obama n’est temporairement pas possible… L’engagement est pris devant une population qu’il ne peut et ne veut décevoir. En 2005, en démissionnant du gouvernement conduit par Ariel Sharon, Netanyahou s’était appliqué à lui-même le principe de réalité…

Approuver la construction de nouveaux logements avant un gel n’a donc rien de paradoxal, quand on sait que les enjeux ne sont pas seulement politiques ou diplomatiques. La condition socio-économique des Israéliens qui habitent les implantations contestées, les ’’pionniers de l’intérieur’’, est d’une importance capitale pour le Premier ministre. Le drame du désengagement de Gaza n’est pas tant la perte d’un territoire, mais le déracinement d’une population qui rencontre, quatre ans après, des difficultés importantes, mais la souffrance d’une région qui vit dans la peur des missiles et des obus de mortiers…

S’agissant des implantations, ’’ralentissement’’ ou ’’pause stratégique’’ sont aussi prévus. La population israélienne est peu à peu préparée à la création d’un Etat palestinien… Pour l’heure, il attend des gestes de normalisation diplomatique avec les pays arabes, qui ne montrent aucun signe d’empressement.

Ce soir, nous pensons à Guilad Shalit. Soldat de Tsahal et citoyen français, otage du Hamas depuis 1175 jours. La lettre que Guilad Shalit avait écrite à ses parents il y a trois ans a été publiée cette semaine dans la presse israélienne.
Il y a trois ans, il écrivait qu’il était malade et faible, et qu’il espérait passer les fêtes du Nouvel an juif à la maison…


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