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A propos de l’émotion et de la colère de Ban-Ki-moon

Par David Ruzié, professeur émérite des universités, spécialiste de droit international

mercredi 21 janvier 2009
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Les médias ont rendu compte de la visite à Gaza du secrétaire général des Nations Unies et ont mis l’accent sur ses déclarations. De fait, Ban-Ki-moon a visité le lotissement de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient (UNRWA) qui avait été bombardé la semaine dernière.

Le Secrétaire général y a déclaré : « Je suis tout simplement horrifié », avant d’ajouter « c’est une attaque scandaleuse et totalement inacceptable contre les Nations Unies  » (souligné par nous). Rien que cela….

Ban Ki-moon a réaffirmé sa demande pour que soit menée une enquête complète et que soient tenus responsables les auteurs de cette attaque.

A croire que, pas plus que son prédécesseur Kofi Annan, Ban-Ki-Moon n’est au courant des « activités » qui se déroulent sous couvert de l’ONU et plus précisément de l’UNRWA, l’agence onusienne d’aide aux réfugiés palestiniens, comme nous l’avions relevé, déjà, ici même, il y a quelques années, à plusieurs reprises.

D’ailleurs, sur ce site, on vient de rappeler (Peter Hansen : nous employons des membres de Hamas ; ceci n’est pas un crime) qu’en octobre 2004, interviewé par une chaîne de télévision canadienne, Peter Hansen, le chef de l’UNRWA, avait déclaré : « Je suis sûr qu’il y a des membres du Hamas parmi les salariés de l’UNRWA, et je ne considère pas cela comme un crime ».

Or, l’UNRWA est le plus grand employeur dans les territoires, après l’Autorité Palestinienne. Selon ses données, cette agence de l’ONU disposait, à l’époque, déjà de 24.324 employés dont 99 % sont palestiniens.

Et Peter Hansen avait ajouté : « le Hamas, en tant que mouvement politique, n’implique pas que chaque membre soit nécessairement un militant armé, et nous ne disqualifions personne pour ses opinions. Nous exigeons de notre personnel de se conformer aux normes de l’ONU et à des critères de neutralité. Nous le leur demandons à tous, qu’ils soient libéraux ou conservateurs, du Hamas ou du Fatah ».

Pourtant, comme chacun sait – et c’est la raison pour laquelle un certain nombre d’Etats et l’Union européenne ont inscrit ce mouvement sur la liste des organisations terroristes - le Hamas est responsable des tirs de roquettes Qassam, de la plus grande partie des attentats terroristes en Israël et sa « branche politique » n’a de politique que la planification d’attentats et sa charte, comme nous l’avons relevé, ici même, est un appel au meurtre des Juifs et à la destruction d’Israël.

S’il était besoin d’une preuve supplémentaire, récente, de l’utilisation par le Hamas, au moins de la proximité des établissements scolaires de ‘l’UNRWA, on se reportera sur ce site (Le syndrome Espagnol. - Le culte de la haine)au lien permettant de voir une vidéo prise par un drone israélien le 18 janvier 2009, alors que le cessez-le-feu israélien était déjà en vigueur. On y voit un lanceur de roquette palestinien qui se prépare à bombarder Israël depuis une rue de Gaza, où il s’est placé exactement devant 2 écoles. Il est évident que dans ces circonstances, lorsque les forces israéliennes répliquent, à quelques mètres près, les bâtiments risquent d’être atteints.

Alors, Israël devrait-il accorder l’impunité aux terroristes du Hamas, au motif qu’il y aurait un risque de « dégât collatéral » ? Car, c’est bien la preuve que le Hamas se sert des lieux d’éducation, de culture et des enfants de Gaza comme d’un bouclier.

Il faut cependant reconnaître qu’après être passé par Jérusalem, où Ehoud Olmert lui a demandé que l’enquête de l’ONU sur les dommages causés par l’opération de Tsahal dans la Bande de Gaza prenne également en compte les dégâts infligés par les roquettes et les obus de mortier aux habitations du sud d’Israël, Ban-Ki-moon a condamné les tirs de roquettes contre Israël, les qualifiant de ’’terrifiants et inacceptables’’.

Et d’ajouter, d’après Gysen.Israel.New s : ’’J’ai conscience que des familles et des enfants ont été blessés (par les attaques) et sont sous le choc’’.

C’est bien, mais c’est un peu court.

D’autant plus que le secrétaire général, sans doute mal conseillé, se prépare à faire appel à des « enquêteurs », dont l’un d’entre eux est totalement discrédité et une autre a adopté, dans le passé, des positions anti-israéliennes.

D’après le journal libanais L’Orient-Le Jour , qui tient cette information de source onusienne, Ban-Ki-moon, aurait, en effet, pressenti l’ancien président finlandais Martti Ahtisaari, l’ancien haut-commissaire de l’ONU pour les Droits de l’homme Mary Robinson et l’ex-chef de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) Peter Hansen pour mener cette enquête. Tous trois figureraient sur une liste de cinq personnalités internationales parmi lesquelles l’ONU doit choisir celle qui dirigera la « mission d’établissement des faits » sur les violations des droits de l’homme commises dans le territoire palestinien.

De ces trois personnalités, seule la première, qui a obtenu le prix Nobel de la paix en 2008, pour ses talents de négociateur exercés avec, toutefois, plus ou moins de réussite (v. par exemple pour le Kosovo), ne nous paraît pas discrédité, à l’avance. Il n’en est pas de même de Mary Robinson, ancienne présidente d’Irlande, qui, à l’époque où elle était Haut-Commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme, n’hésitait pas, en 2002, à faire appel à la Commission des droits de l’homme, dont la partialité contre Israël était évidente, pour mener une enquête sur la « situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés ».

Quant au troisième, mieux vaut ne plus en reparler, car nous venons d’évoquer sa façon de concevoir la collaboration des militants du Hamas avec l’organisme des Nations Unies qu’il dirigeait à l’époque.

Décidément, les hauts fonctionnaires de l’ONU ont une curieuse façon de rendre compte de la réalité.

Nous en voulons pour preuve (www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=18235&Cr=Congo&Cr1=LRA) le très récent communiqué du porte-parole du Haut-Commissariat aux réfugiés constatant laconiquement qu’en République démocratique du Congo, « plus de 560 Congolais ont été tués par (un) groupe rebelle ougandais ces quatre derniers mois ».

Or, d’après deux ONG spécialisées dans la défense des droits de l’homme enquêtant sur les atrocités imputables à l’Armée de résistance du Seigneur (sic), les rebelles ougandais sévissant en territoire congolais ont « férocement massacré au moins 620 civils…..entre le 24 décembre et le 13 janvier ».

Et dire que l’on conteste la retenue dont a fait preuve l’armée israélienne qui, dans le cadre d’une action de légitime défense, a dû prendre le risque de provoquer des « dégâts collatéraux », sans commune mesure avec effectivement ces massacres perpétrés par seulement environ 500 hommes, durant le même laps de temps.


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