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Des présupposés arbitraires

Par David Ruzié, professeur émérite des universités, spécialiste de droit international

mardi 6 janvier 2009
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Le correspondant du journal Le Monde à Jérusalem, dans le numéro daté du 6 janvier, évoquant l’opération israélienne à Gaza, considère (p.6) qu’il s’agit d’un « conflit provoqué par les tirs de Qassam sur Israël et par le blocus israélien de Gaza ». Autrement, fidèle à la ligne du journal, il s’agit d’une responsabilité partagée. Simplement, Michel Bôle-Richard oublie que les Israéliens ont été amenés à établir ce « blocus » afin d’empêcher le Hamas de continuer à s’approvisionner en armes et munitions.

Mais nous ne nous arrêterons pas, aujourd’hui, sur cet aspect du problème, pas plus que sur la situation humanitaire du territoire que les médias, sous la pression des Palestiniens, tendent à vouloir dramatiser.

Même les déclarations d’ONG, souvent partiales dans le conflit et celles de l’UNRWA ne sont pas fiables, car elles se laissent manipuler par le Hamas qui, opportunément, réussit à détourner l’aide dont continue à bénéficier le territoire.

Nous voudrions plutôt évoquer deux autres critiques adressées à Israël.

La première, déjà évoquée dans l’éditorial du journal (p. 2) concerne les conditions dans lesquelles Israël s’est retiré de Gaza en 2005.

Nous aimerions savoir au nom de quel principe de droit – puisqu’on se complaît à accuser Israël de violer en permanence le droit international – le retrait de Gaza ne pouvait pas être un retrait « unilatéral », mais qu’il aurait dû, pour reprendre la formule de l’équipe éditoriale du journal, être « soigneusement préparé avec l’Autorité palestinienne ».

Or, il est évident qu’un Etat a parfaitement le droit de décider, de sa seule autorité et sans concertation avec quiconque, de retirer non seulement des troupes, mais également ses ressortissants qui se trouvent au delà des limites du territoire relevant de sa souveraineté.

Israël n’a jamais considéré que la Bande de Gaza relevait de sa souveraineté et sans avoir à s’interroger sur le statut juridique, dont pourrait relever ce territoire, Israël était en droit de décider, seul, de s’en désengager.

Et c’est ce que le gouvernement d’Ariel Sharon a décidé à l’époque.

A cela d’aucuns seraient tentés de nous rétorquer : « Certes, mais en quoi une concertation pouvait gêner Israël ? »

Sans être en aucune façon dans le « secret des dieux » et pouvoir répondre à la place des autorités israéliennes, on peut, toutefois, imaginer les raisons pour lesquelles Israël n’a pas voulu « négocier » son désengagement.

Indépendamment du fait qu’en tout état de cause, rien ni personne ne pouvait empêcher Israël de le faire – comme nous venons de le voir – on peut penser qu’Israël n’a pas voulu ouvrir une négociation, qui risquait d’être longue et au cours de laquelle la Partie palestinienne aurait cherché à obtenir d’autres concessions, au risque de retarder le désengagement, dont l’urgence était évidente pour Israël, compte tenu des pertes en vies humaines (civiles et militaires) que son maintien sur place lui causait.

En tout état de cause, la situation à Gaza était totalement différente de celle à laquelle Israël avait dû faire face en 1978 à propos du Sinaï : le retrait israélien d’un territoire relevant précédemment de la souveraineté égyptienne s’inscrivait dans le cadre d’un traité de paix visant à régler tous les problèmes existant entre les deux Etats.

Donc, le « bilatéralisme » du retrait de Gaza constitue un « présupposé arbitraire », dont il faut se défaire.

Quant au second « présupposé arbitraire » dont nous voudrions faire litière, il s’agit de la revendication des Palestiniens à avoir le droit de travailler en Israël.

Car, l’éditorial du Monde s’efforce de faire croire qu’ « une bonne partie du naufrage de Gaza » est dû au fait qu’ « Israël avait décidé que le démantèlement des colonies implantées dans l’étroite bande de terre s’accompagnerait de la fin des permis de travail en Israël pour des milliers de Palestiniens ».

Ici, encore, c’est un mauvais procès fait à Israël.

Il n’existe aucune règle de droit international qui impose à un Etat d’accepter automatiquement des travailleurs étrangers sur son territoire et si une telle pratique existait précédemment, rien ne s’oppose, en l’absence de toute règle impérative en sens contraire, qu’un Etat la remette en question.

Et, bien évidemment, Israël avait de bonnes raisons – liées au souci d’assurer sa sécurité - de vouloir mettre fin, ou de limiter, comme ce fut le cas, initialement, le flux de personnes se rendant sur le territoire israélien.

Au risque de choquer certains internautes, nous nous permettons de dire que nous ne comprenons pas pour quelles raisons les Palestiniens devraient se comporter en « personnes assistées ».

Pourquoi n’étaient-ils pas prêts à prendre leur destin en mains.

Et, à cet égard, nous ne prendrons que le seul exemple des établissements agricoles qui ont été laissées en parfait état de fonctionnement par les Israéliens, au moment de leur départ, et qui au lieu d’être repris par les Palestiniens, qui y travaillaient d’ailleurs précédemment, ont été laissés au pillage, sous le regard complaisant de l’Autorité (sic) palestinienne.

Compte tenu de l’aide internationale que le territoire a reçue, et continue de recevoir, depuis des années, on ne comprend pas pourquoi un certain nombre de travaux d’intérêt général (voirie, assainissement, construction d’habitations collectives) n’ont pas été entrepris par les Palestiniens.

Ce qui eut été de nature à fournir des emplois et donc à générer du pouvoir d’achat.

Quant aux produits alimentaires, on ne voit pas pourquoi les Palestiniens n’ont pas poursuivi des cultures vivrières, comme le faisaient les Israéliens.

L’idée qu’exprime l’adage français « Aide-toi, le ciel t’aidera » doit bien se trouver, d’une façon ou d’une autre, dans toutes les cultures et civilisations.

Or, on a l’impression que la Partie palestinienne attend tout des autres et rien d’elle-même.

Nous en voulons pour preuve le fait que Mahmoud Abbas a été incapable de maintenir son autorité dans la bande de Gaza et qu’il en a été chassé par le Hamas, sans qu’Israël y soit pour quelque chose.

Et maintenant, comme Guysen.Israel.News , vient de l’annoncer, Mahmoud Abbas exclut un retour de son Autorité dans la Bande de Gaza. ’’Il est impensable que nous travaillions pour que le Hamas soit détruit afin de le remplacer. Nous n’accepterons pas que la patrie soit réunifiée par la force des armes’’, a déclaré le président de l’Autorité palestinienne à l’issue d’un entretien avec le président français Nicolas Sarkozy.

Cela se passe de commentaires……


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