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Ariel Sharon : le plan ne nuit pas à la Feuille de route

Par Herb Keinon - Jerusalem Post, Edition Française

vendredi 20 février 2004
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« Nous devons être réalistes et nous préparer à l’éventualité que les Palestiniens continuent à ne pas remplir pas leur part de la vision du président, ce qui va créer un vide politique et sécuritaire. Si tel est le cas, Israël prendra des mesures de sécurité unilatérales pour se désengager des Palestiniens. »

Le Premier ministre Ariel Sharon a expliqué les principes de son plan de désengagement à l’équipe de hauts responsables américains arrivée mercredi 18 février tout en répétant l’engagement d’Israël vis-à-vis de la vision à deux Etats du Président américain George W. Bush et en soulignant que la Feuille de route était le seul plan diplomatique acceptable aux yeux d’Israël.

Au cours de ces dernières semaines, les Etats-Unis - qui n’ont ni accepté ni rejeté le plan - ont fait comprendre au gouvernement israélien que le désengagement ne devait ni réduire la valeur de la Feuille de route, ni compromettre la capacité de l’Autorité palestinienne à établir un était viable aux côtés d’Israël ainsi que l’avait évoqué Bush lors de son allocution de juin 2002.

Jeudi soir, dans un discours adressé à la Conférence des présidents de principales organisations juives américaines, Sharon a souligné qu’il n’avait aucune intention de nuire à la vision de Bush.

« Je voudrais souligner que le plan de désengagement est une mesure de sécurité, et non une mesure politique », a dit Sharon. « Les mesures qui seront prises n’empêcheront en rien la possibilité d’appliquer la vision du président pour un accord, si et lorsqu’il y aura un partenaire digne de confiance du côté palestinien. »
Mais en l’absence d’un tel partenaire, a ajouté Sharon, « nous devons être réalistes et nous préparer à l’éventualité que les Palestiniens continuent à ne pas remplir pas leur part de la vision du président, ce qui va créer un vide politique et sécuritaire. Si tel est le cas, Israël prendra des mesures de sécurité unilatérales pour se désengager des Palestiniens. »

Selon des sources du gouvernement, en insistant sur l’aspect sécuritaire du plan, le Premier ministre essayait d’apaiser les craintes américaines de voir Israël annexer les grands blocs d’implantations de Judée-Samarie tels que le Goush Etsion, Ma’aleh Adoumim ou Ariel après son retrait de Gaza.

« Le plan de désengagement vise à assurer le maximum de sécurité et à réduire les frictions entre Israéliens et Palestiniens » a indiqué Sharon. « Cela se fera par le biais du redéploiement des forces le long des nouvelles lignes de sécurité et par la re-localisation de certaines implantations. »

A l’issue de la rencontre entre Sharon et la délégation - composée de Stephen Hadley, conseiller adjoint à la Sécurité nationale, Elliott Abrams, directeur des affaires liées au Proche-Orient pour le Conseil national de sécurité, et William Burns, chef du bureau du Proche-orient au département d’Etat - le bureau du Premier ministre a déclaré dans un communiqué que la réunion de trois heures avait été « positive » et s’était déroulée dans une « très bonne ambiance ».

Sharon était accompagné du chef de son bureau, Dov Weisglass et du président du Conseil national de sécurité Giora Eiland, chargé de rédiger différentes versions du plan.

D’après des sources en haut lieu, les questions soulevées concernaient principalement les différents scénarios qui mèneraient à l’application du plan ainsi que le « lendemain » du retrait : qui contrôlerait Gaza et comment gérer la demande de l’AP pour des observateurs internationaux.

Pour le moment, Israël n’a pas demandé l’aide des Etats-Unis pour couvrir les frais d’évacuation, a indiqué un officiel, ajoutant que la délégation ne s’opposait pas à une re-localisation des habitants juifs évacués de Gaza vers des implantations de Judée-Samarie.
Ces discussions sur le plan - les premières à ce niveau - devraient se poursuivre la semaine prochaine avec la visite de Weisglass et Eiland à Washington, ouvrant la voie à la visite de Sharon. Selon des responsables de la diplomatie israélienne, Sharon ne verra pas Bush avant d’avoir choisi la version définitive du plan de désengagement.

La délégation américaine a ensuite rencontré le directeur général du ministère de la Défense Amos Yaron et le chef du département de recherche des services de renseignements, le général Yosssi Kuperwasser. L’équipe a également rencontré le chef du bureau du Premier ministre de l’AP Ahmed Qoureï, Hassan Abu Libdeh.

L’ambassadeur des Etats-Unis en Israël Daniel Kurtzer dans son adresse aux chefs des organisations juives américaines a déclaré que l’AP n’avait pas respecté deux conditions préalables énoncées par Bush pour sa vision de deux états, à savoir la répression du terrorisme et la réforme du leadership de l’AP. Interrogé sur le procès des Palestiniens accusés du meurtre de trois gardes américains à Gaza, Kurtzer a répondu que le procès était une « imposture » et a précisé que les Etats-Unis étaient mécontents du fait qu’il se déroule dans un tribunal militaire.

Le ministre de l’Industrie, du commerce, et de l’emploi, Ehoud Olmert, le premier à avoir lancé l’idée de mesures unilatérales en décembre, a dit à la conférence que le désengagement était destiné à maximaliser le nombre de Juifs en Israël tout en y minimisant le nombre d’arabes, et à réduire le terrorisme à un « minimum absolu » grâce à la clôture de sécurité et à d’autres mesures.

Olmert a ajouté que l’AP préférait sans doute le statu quo, qu’elle peut « manipuler » à sa guise pour influencer l’opinion mondiale. En l’état actuel des choses, les Palestiniens ne veulent pas gérer leur propre destin, a dit Olmert.

« Notre rêve est de vivre dans un état juif démocratique » a déclaré Olmert. « Si c’est bien là ce que nous voulons, alors nous n’avons pas d’autre choix que de nous retirer des secteurs à dense population arabe. Je suis persuadé que le Premier ministre Ariel Sharon est le seul leader capable de réaliser cela. »


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Ce Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française a pour thème, ’la montée des violences’. Ce thème aura toujours accompagné l’histoire de l’humanité. Violences politique, religieuse, sociale, économique, voire même discursive, les humains n’auront cessé de se faire violence, et ce même lorsqu’ils prétendaient l’éradiquer en cherchant à dispenser le bien. Cette relance du Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française apporte une attention toute particulière à ce qu’il convient de nommer une résurgence de la violence affectant aujourd’hui les communautés juives de France et d’Europe.


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