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Ehud Olmert s’engage à libérer cent cinquante prisonniers palestiniens

Revue de la presse israélienne du service de Presse de l’ambassade de France en Israël

jeudi 7 août 2008
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Lors de leur entretien hier à Jérusalem, le Premier ministre Ehud Olmert s’est engagé auprès du président de l’Autorité palestinienne, Mahmud Abbas, à libérer prochainement près de cent cinquante prisonniers palestiniens. Selon le Yediot Aharonot, cette décision a été prise en concertation avec services de sécurité israéliens.

Le journal rappelle qu’il y a un peu moins d’un an, Israël avait libéré plus de quatre cents prisonniers et que, là aussi, il s’agissait d’un geste de bonne volonté envers le président palestinien.

Parmi les prisonniers qui devraient être libérés figurent deux Palestiniens condamnés à perpétuité pour le meurtre d’Israéliens et détenus depuis de nombreuses années en Israël. Mahmud Abbas aurait notamment demandé la libération de Saïd al-Atba, un membre du FDLP emprisonné depuis 1977 pour avoir dirigé deux attentats qui avaient fait un mort et trente-trois blessés dans des autobus à Pétah-Tikva et à Tel-Aviv. Ehud Olmert aurait promis de faire en sorte que la libération des deux hommes soit approuvée par le comité ministériel chargé des critères de libération des prisonniers palestiniens.

Le journal rappelle qu’actuellement sont détenus dans les prisons israéliennes près de trois cent quatre-vingts prisonniers arrêtés avant la signature des accords d’Oslo en 1993, la plupart étant considérés comme ayant « du sang sur les mains ». Parmi eux, quarante-six condamnés à perpétuité ayant purgé plus de vingt-deux ans de prison et sept prisonniers détenus depuis plus de vingt-cinq ans. Presque tous sont des membres du Fatah.

Mahmud Abbas a également demandé que sur la liste des prisonniers libérés figurent l’ancien chef du Tanzim, Marwan Barghuti, et le secrétaire général du FPLP, Ahmed Saadat, qui a commandité l’assassinat du ministre israélien du Tourisme, Rehavam Zeevi, en 2001. Ehud Olmert a cependant rejeté cette demande et signifié que Barghuti ne serait pas libéré.

De manière générale, note la presse, la rencontre d’hier s’est déroulée dans une bonne atmosphère et des deux côtés on s’est engagé à poursuivre le processus malgré la situation politique en Israël. Il a été convenu qu’une nouvelle rencontre aurait lieu prochainement en présence de la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice.

La décision de libérer de nouveaux prisonniers palestiniens a été accueillie avec colère par Noam Shalit, le père du soldat israélien enlevé Guilad Shalit. « Je ne comprends pas où mène ce geste. Jusqu’à ce jour, plusieurs centaines de prisonniers ont été libérés mais cela n’a entraîné aucun changement dans les positions des Palestiniens et du Hamas. Je suis d’avis qu’il faut libérer de nombreux Palestiniens, mais uniquement après le retour de Guilad à la maison. La situation de Mahmud Abbas s’améliore peut-être avec la libération des prisonniers, mais pas celle de Guilad. Il est inconcevable qu’ils détiennent un soldat israélien et que nous continuions à libérer des prisonniers comme si de rien n’était. Le peuple palestinien doit comprendre que tant qu’il détient un soldat en otage, il n’y aura pas de libération de prisonniers », a-t-il déclaré.

Le Maariv ajoute que le quotidien palestinien al-Quds a publié hier une tribune signée par Noam Shalit dans laquelle il accuse le Hamas de retarder, par son absence de décision, la libération de prisonniers palestiniens et de tenir la population de la bande de Gaza en otage. « Avec le temps, il s’avère que le Hamas, en s’obstinant à réclamer la libération d’une liste bien précise de prisonniers en échange de Guilad Shalit, empêche depuis deux ans déjà la libération de centaines, voire de milliers, d’autres prisonniers palestiniens », écrit Noam Shalit, laissant entendre que la liste du Hamas comprend des proches des dirigeants de l’organisation.

Par ailleurs, le Haaretz rapporte qu’une roquette Qassam a été tirée hier vers l’ouest du Néguev. La roquette a atterri dans un champ sans causer de dégât.

Al-Qaïda serait à l’origine de la crise entre le Hamas et le Fatah

L’attentat commis à Gaza il y a deux semaines, qui a causé la mort de cinq responsables militaires du Hamas et d’une petite fille, a déclenché une crise entre le Hamas et le Fatah et le lancement par le Hamas d’une « opération de nettoyage » contre les militants du Fatah dans la bande de Gaza. Cette opération a visé notamment le clan Hilès qui aurait, selon le Hamas, abrité les auteurs de l’attentat. Or, rapporte le Maariv, des responsables des services israéliens de renseignement disposent d’informations selon lesquelles ce sont des islamistes proches d’al-Qaïda, et non le Fatah, qui seraient à l’origine de cet attentat.

Ce courant fondamentaliste, le plus radical de la bande de Gaza, considère en effet le Hamas comme trop modéré et lui reproche ses contacts avec Israël et avec l’Egypte. De plus, il considère le Hamas comme une marionnette à la solde régime iranien chiite, grand ennemi de ce courant islamiste sunnite.

Le journal rappelle qu’au cours des semaines qui ont précédé l’attentat, des tensions étaient apparues entre le Hamas et des islamistes proches d’al-Qaïda autour du contrôle de plusieurs mosquées à Gaza. En outre, quelques mois auparavant, ces islamistes avaient menacé de s’en prendre violemment au Hamas qu’ils surnomment « l’organisation des chiites iraniens ».

Régional

Israël : nous mettrons fin à la contrebande d’arme vers le Hezbollah

Israël adresse un message ferme au Hezbollah et affirme qu’il mettra fin à la contrebande d’armes destinées à l’organisation chiite, ceci notamment face la volonté de l’organisation chiite de se procurer de missiles sol-air modernes. Hier, rapporte le Haaretz, lors d’une réunion du cabinet restreint de sécurité à ce sujet, la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, et le ministre de la Défense, Ehud Barak, ont déclaré qu’Israël « n’acceptera pas la poursuite de la contrebande d’armes ».

Au cours de cette réunion, les experts militaires ont indiqué aux ministres que la Syrie poursuit ses tentatives pour fournir des armes modernes au Hezbollah, et qu’elle pourrait même livrer à l’organisation chiite des missiles balistiques sol-sol de type Scud, dont la portée et la précision sont supérieures à celles des missiles dont le Hezbollah dispose actuellement.

A l’issue de la réunion du cabinet, il a été décidé qu’Israël ne pourrait accepter la livraison d’armes sophistiquées ou de missiles balistiques au Hezbollah, et empêcherait leur introduction au Liban.

Depuis plusieurs semaines, rappelle le journal, Israël exerce de lourdes pressions sur une série de dirigeants et de ministres des Affaires étrangères étrangers, ainsi que sur le secrétaire général de l’ONU, leur demandant de faire en sorte que cesse la contrebande d’arme à destination du Hezbollah.

Un arabe israélien accusé d’avoir fourni des renseignements au Hezbollah

Un habitant de la localité de Qalansuwa, dans le centre d’Israël, a été inculpé hier d’espionnage au bénéfice du Hezbollah, rapporte le Yediot Aharonot. Selon l’acte d’accusation, Khaled Kashkush, 29 ans, a été recruté en 2005 par Muhammad Hashem, un responsable du Hezbollah connu des services de renseignement israéliens, alors qu’il effectuait des études de médecine en Allemagne. En échange de plusieurs milliers d’euros,

Khaled Kashkush aurait fourni au Hezbollah des informations sur d’autres étudiants israéliens susceptibles d’être recrutés par l’organisation ainsi que des renseignements géographiques. Le Hezbollah aurait également demandé à Kashkush d’être candidat à un poste au sein de l’hôpital Rambam à Haïfa afin d’approcher les membres des forces armées qui y sont hospitalisés.

Intérieur

Shaul Mofaz obtient le soutien d’une vingtaine de maires

Vingt-deux maires membres du parti Kadima étaient réunis hier pour un rassemblement de soutien au ministre des Transports, Shaul Mofaz, en vue des élections à la présidence du parti. Parmi eux, les maires de grandes communes telles que Haïfa, Rishon Letzion, Ramat Gan ou Beer Shéva.

Pour le Haaretz, le rassemblement d’hier est la réponse de Shaul Mofaz à sa principale concurrente, la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, qui, à l’heure actuelle, bénéficie du soutien d’une majorité des députés du parti Kadima. En effet, explique le journal, les maires sont un élément important du réseau mis en place par Ariel Sharon lors de la création de Kadima et ils ont une forte influence sur les adhérents du parti.

Selon le journal, le soutien dont bénéficie Shaul Mofaz parmi les élus locaux place les députés du Kadima face à un dilemme. En effet, la popularité de Tzipi Livni auprès de l’opinion israélienne la rend plus susceptible de mener le parti à la victoire lors des prochaines élections législatives. Néanmoins, la composition de la liste du parti à ces prochaines élections dépendra des militants qui sont eux largement contrôlés par les élus locaux. Or ces derniers semblent majoritairement favorables à Shaul Mofaz.


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