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Coup de poignard pour Israël

Frédéric Pons, Valeurs actuelles

mercredi 23 juillet 2008
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Israël admet sa défaite ! C’est ainsi que le Hezbollah salue l’échange réalisé avec l’État hébreu le 16 juillet.« Une nouvelle défaite », deux ans après le conflit de l’été 2006 (12 juillet-14 août), une “guerre ratée” par Tsahal. Israël verse aujourd’hui des larmes de deuil et la colère monte. De l’autre côté de la frontière nord,ce sont des larmes et des cris de joie.

Le prix payé pour récupérer les corps d’Eldad Regev et d’Ehud Goldwasser, les deux jeunes soldats enlevés le 12 juillet 2006 à la frontière israélolibanaise, paraît énorme. « Un coup de poignard supplémentaire », disent certains militaires choqués par cet échange jugé disproportionné.

Signé à contrecoeur par Ehud Olmert, cet échange laisse un goût amer aux Israéliens. Il nourrit la polémique au sein de la classe politique, en pleine turbulence, avec un premier ministre déconsidéré par ses multiples affaires de corruption. « Aucun État au monde n’est prêt à échanger des terroristes contre des cadavres, c’est une faiblesse de notre part », dénonce Tsahi Hanegbi, le président de la commission des affaires étrangères à la Knesset.

Pour récupérer ses deux soldats, le gouvernement a dû accepter de libérer l’un des plus anciens détenus : Samir Kantar, Druze de 46 ans, condamné à vie en 1980 pour avoir assassiné trois Israéliens à Nahariya, le 22 avril 1979.Kantar tua un policier avant de prendre en otages Danny Haran et sa fille Einat, 4 ans. Il tua le père sous les yeux de son enfant avant de fracasser le crâne d’Einat à coups de crosse.Kantar avait 16 ans. Il n’exprima jamais aucun regret.

Sa sortie de prison (en compagnie de quatre autres Libanais) et la restitutionde 199 corps de miliciens du Hezbollah tués lors des combats au Sud-Liban en 2006 ont été saluées par l’ensemble de la classe politique libanaise comme « une victoire de la résistance ».Olmert a grondé : « Honte à la nation qui célèbre la libération d’une bête sauvage. » Personne en Israël n’a oublié la barbarie de l’attaque de 1979.

Olmert est contraint de faire libérer le caporal Shalit

Le président israélien Shimon Peres s’est lui aussi emporté : « Nous avons payé un prix élevé pour qu’Ehud et Eldad puissent reposer en paix parmi nous. Où est la victoire morale suprême ? Ici, avec les bougies du souvenir, et non là-bas. Honte au Liban. »

Israël se retrouve dans une position difficile. La négociation avec le Hezbollah préfigure celle qu’il faudra mener avec le Hamas pour récupérer le caporal franco-israélien Gilad Shalit, enlevé à Gaza le 25 juin 2006. « Celui qui sauve une vie sauve le monde », dit la loi juive.« On n’abandonne personne sur le champ de bataille », proclame aussi le code de Tsahal.Le général Gaby Ashkenazy, le patron de l’armée,l’a rappelé à Olmert : « Je suis le commandant de tous les militaires israéliens,morts ou vivants, et mon devoir est de les ramener chez eux. »

Pour ces deux raisons “sacrées”, Olmert et son gouvernement n’ont pas d’autre choix que de faire libérer Shalit. Le risque est énorme. Israël se verra contraint de relâcher des centaines de miliciens qui iront grossir les rangs de ses ennemis. Le Hamas s’en réjouit à l’avance : « Cet échange démontre que le moyen le plus efficace de faire libérer des prisonniers est l’enlèvement de soldats sionistes. » Près de 4000 Palestiniens sont dans les prisons israéliennes.Le Hamas en réclame 1000 contre Shalit.

Chaque opération d’échange accrédite l’idée, répandue dans les opinions arabes depuis 2006,qu’Israël peut plier devant une résistance militaire.Un dirigeant islamiste l’annonçait : « Ces martyrs ont vaincu notre ennemi,humilié, qui le demeurera, par la grâce de Dieu. » Au soir de sa libération, sanglé dans l’uniforme des commandos du Hezbollah, Samir Kantar a fait deux promesses : venger la mémoire d’Imad Moughniyeh, responsable des opérations spéciales du Hezbollah, tué dans un attentat à Damas, et reprendre le combat : « Je ne suis rentré de Palestine que pour y revenir à l’avenir. »Ancien chef du Shin Beth (le service de renseignement intérieur),Ami Ayalon dit son inquiétude : « Le temps joue contre nous ».


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