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Le Porte-parole du Quai d’Orsay fait une réponse peu claire sur la position pas très claire de la France concernant le mur.

mardi 10 février 2004
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(Est-ce que M. le Premier ministre palestinien a été invité à Paris dans la tournée dans les pays européens ? Il y a deux, trois semaines il y avait des rumeurs que M. Chirac avait invité M. Sharon à discuter avec lui à l’Elysée. Maintenant on n’en parle plus. Il y a la visite de M. Katsav qui n’a pas de pouvoir en Israël. Est-ce qu’il y a quelque de nouveau, est-ce une visite de courtoisie ? La position de la France n’est pas très claire concernant le mur ?)

Premier point sur M. Sharon. Je n’ai jamais dit que M. Sharon ait été invité formellement en France.
Deuxièmement, sur une possible visite de M. Abou Ala. Je me suis exprimé à plusieurs reprises ces jours-ci sur ce point. Nous savons que le Premier ministre palestinien envisage de faire une ou des tournées en Europe. Nous avons toujours marqué notre disponibilité à l’accueillir en France. A ce stade, il n’y a pas de date très précise encore qui ait été fixée. Mais encore une fois, la disponibilité à le recevoir demeure.
Sur maintenant la question du mur. Vous parlez évidemment du mémoire français destiné à la Cour Internationale de Justice. Je crois que, contrairement à ce que vous pensez, la position de la France est très claire. Pour la résumer, remontons peut-être quelques mois en arrière. Au mois de novembre, lorsque l’Assemblée Générale des Nations unies a été saisie de cette question, à l’initiative du groupe arabe. La France et ses partenaires de l’Union européenne se sont abstenus sur cette résolution. Pourquoi ? Parce que nous avons considéré, et cela a été le fil de l’explication de vote de l’Union européenne, que saisir la Cour Internationale de Justice d’une question qui, certes, comporte des aspects juridiques mais qui est aussi une question très politique, nous avons considéré que cette saisine n’était peut-être pas la chose la plus opportune, à ce moment-là, qu’elle n’était pas de nature à favoriser, à conforter le dialogue entre les parties. Mais je le redis, nous nous sommes abstenus. Nous n’avons pas voté contre. C’était une position simplement guidée par une analyse politique. La résolution a été votée par l’Assemblée Générale majoritairement. A partir de là, la Cour Internationale de Justice a sollicité les vues des Etats sur cette question. Et nous avons remis, il y a dix jours, à la Cour, de même qu’un certain nombre d’autres partenaires, un mémoire dans lequel, tout en rappelant les positions de l’Union européenne qui demeurent, nous avons dit :

1) sur la question de la compétence de la Cour : nous nous en remettons à la Cour elle-même. C’est à la Cour de La Haye de dire si oui ou non, elle est compétente pour se saisir de ce dossier. Autrement dit, nous lui faisons confiance. C’est à elle de fixer sa compétence.
2) dans l’hypothèse où elle se déclarerait compétente, nous rappelons la position de fond de la France sur le mur qui est une position parfaitement claire, connue depuis longtemps. C’est-à-dire que nous considérons comme illégal le tracé du mur. Tout ceci est expliqué de manière circonstanciée dans ce document qui est entre les mains de la Cour Internationale de Justice.

(Concernant la visite du Premier ministre palestinien. Normalement, c’est lui qui doit demander ou via la Représentation de l’Autorité Palestinienne à Paris ou la France. Ce n’est pas clair. Qui va prendre l’initiative ?)

C’est très clair. Nous avons dit que nous l’accueillerions bien volontiers au moment qui conviendrait de part et d’autre. Nous savons qu’il est en train de monter un voyage à travers l’Europe. Des consultations se tiennent pour voir exactement quel serait le moment qui conviendrait. Du côté de M. Ahmed Koreï et du côté français.

(Concernant le mur de séparation. J’ai lu une déclaration du ministre parlant sur le Tribunal là-bas ? Je crois qu’il a dit que c’est inutile. C’est-à-dire que cette initiative est inutile. Les Palestiniens vraiment ne savent pas quoi faire. Parce qu’il n’y a aucun pouvoir pour obliger les deux côtés. La situation là-bas est explosive. Il n’y a aucun chemin.)

Vous ne trouverez aucune déclaration française qui ait pour effet de minimiser le caractère sérieux de ce problème du mur. Le mot important, je vous le redis, c’est le mot inopportun . Nous avons considéré et nous continuons de considérer qu’avant d’être un problème juridique, même s’il a des aspects juridiques incontestables, le problème est avant tout politique. C’est cela que nous avions dit et c’est pour cela que nous avions estimé en novembre que la saisine de la Cour n’était pas la chose la plus opportune. Mais encore une fois, sur le fond, il n’y a aucun désaccord. Nous considérons que c’est une question qui est effectivement une question sérieuse et nous maintenons notre position de fond. Je le redis. Le tracé du mur de séparation est, à nos yeux, un tracé illégal.

(C’est un timing pour vous plutôt qu’une stratégie ?)

Ce n’est pas une question de timing. Nous considérons que la question est beaucoup plus politique que juridique.

(C’est politique. Que voulez-vous dire ?)

Je vous ai expliqué le fond de notre position. Je ne vois pas comment je pourrais être plus clair.


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