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Quels sont les liens entre Georges Malbrunot et le régime syrien ?

Le quotidien « Al Seyassah » dit tout haut ce que l’opinion publique pense tout bas. Traduction, synthèse et analyse de Khaled Asmar | mediarabe.info

samedi 7 juin 2008
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Depuis son enlèvement en Irak avec Christian Chesnot, en août 2004, par un mystérieux groupe armé, et sa libération inexpliquée en compagnie de leur chauffeur et guide, un bassiste proche de Damas, le journaliste français Georges Malbrunot suscite les interrogations de l’opinion publique arabe. Aujourd’hui, le quotidien koweïtien « Al Seyassah » ose dire tout haut ce que pensent les gens tout bas.

En évoquant la mise en résidence surveillée du chef des Renseignements militaires syriens, Assef Chawkate, Georges Malbrunot a confirmé ce que d’autres médias arabes et étrangers avaient déjà révélé depuis plusieurs mois. Mais venant d’un média français crédible et respectueux comme le « Figaro », l’information prend toute son ampleur.

Cependant, le quotidien « Al Seyassah » rappelle, dans son édition du 6 juin, que « Malbrunot est un proche de Chawkate », et que le journaliste français est « très lié aux services syriens et aux services français qui traitent des affaires de ce pays ». Ce faisant, le journal koweïtien ouvre involontairement un vieux dossier non-encore élucidé, celui de son enlèvement en Irak, des tractations pour sa libération, et du rôle joué par la Syrie et par ses amis en France (Didier Julia) dans cet événement.

En effet, de nombreux observateurs persistent à dire que « cet enlèvement avait été commandité par Damas », la Syrie étant alors engagée dans un bras de fer avec la France autour du Liban. Jacques Chirac était foncièrement hostile à la violation de la Constitution et à la prorogation du mandat d’Emile Lahoud. Malbrunot et Chesnot, ainsi que leur chauffeur, un militant du Baas réfugié en Syrie, avaient alors disparu quelques semaines avant le vote de la résolution 1559 (2 septembre 2004) et, contrairement à la sinistre tradition des groupes terroristes en Irak, leur enlèvement n’a été revendiqué que dix jours après leur disparition. D’autres mystères ont marqué cet épisode : les ravisseurs n’ont pas égorgé leurs otages contrairement à la coutume ; et leurs revendications n’avaient rien à voir avec l’Irak et le conflit qui s’y déroulait (et qui s’y déroule encore). Paris était conscient du rôle majeur joué par la Syrie dans cet enlèvement, et Michel Barnier, alors ministre des Affaires étrangères, s’était rendu dans toutes les capitales de la région, à l’exception de Damas. Car Paris refusait de dialoguer avec les commanditaires du rapt afin d’éviter de devoir faire des concessions au Liban. L’intervention de Didier Julia, connu pour ses amitiés avec les Baas syrien et irakien, est venue épaissir le brouillard qui entourait cette affaire. Ce n’est qu’à la faveur de la reprise de Falloujah par les Américains que les deux Français avaient été libérés.

Depuis, Malbrunot a adopté une ligne éditoriale qualifiée de « très conciliante » à l’égard de Damas et de ses alliés au Liban, au point que de nombreux observateurs libanais et arabes se soient interrogés sur la nature de ses liens avec Damas : Malbrunot est-il commandité par les Services syriens ? Obtient-il, comme certains autres « journalistes de service », des honoraires et autres faveurs en contrepartie de ses analyses favorables à la politique syrienne ?

A ce sujet, des questions légitimes, mais aussi d’autres fantaisistes, se murmurent depuis août 2004. Les interrogations de l’opinion publique trouvent leurs justifications dans les tentatives de désinformation systématiquement menées et généreusement financées par la Syrie, l’Iran et le Hezbollah à travers le monde. Aujourd’hui, le journal koweïtien ose franchir le pas et raconter, noir sur blanc, que Malbrunot est un proche de Chawkate. « Al Seyassah » dit ainsi tout haut ce que pensent certains tout bas. Et le ton de l’analyse de Malbrunot dans le « Figaro » du 5 juin sur la marginalisation de Chawkate par la famille Assad semble confirmer ces soupçons.

Rappelons que la propagande syro-iranienne et celle du Hezbollah, ne s'arrêtent devant aucun mensonge. Le procédé est désormais bien huilé. Le plus souvent, ce sont des blogs et sites financés par Damas et Téhéran, et tenus par des chiites libanais proches du Hezbollah, qui publient des informations totalement erronées. Le lendemain, les médias iraniens, syriens et ceux du Hezbollah les reprennent avec une « meilleure crédibilité ». Cette machination a pulvérisé tous les records en matière de mensonge. Début janvier 2008, des militants chiites à Vancouver (Canada), se présentant comme des « israéliens anti-sionistes », mais paradoxalement « proches du Mossad et autres services israéliens », ont créé un blog nommé « Filkka Israël ». De toutes pièces, celui-ci fabrique des mensonges flagrants, et les attribuent à des officiers israéliens. Il permet ainsi à certains « torchons » de les relayer dans les pays arabes pour tromper l'opinion.

Mais du fait que ces mensonges soient cousus de fil blanc, la supercherie est vite dévoilée. L’un des derniers exploits de « Filkka Israël » est notamment le mensonge selon lequel « le ministre libanais de la Défense, Elias Murr, et son père Michel Murr, financent des instituts d’études américains liés au Mossad israélien ». L’objectif de cette manœuvre est de barrer la route à Elias Murr et de justifier le veto du Hezbollah qui refuse son retour au gouvernement.


NDLR :
Filkka Israël possède un site web... en arabe : http://filkkaisrael.blogspot.com/
dont la traduction par Google VAUT LE DÉTOUR !


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Ce Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française a pour thème, ’la montée des violences’. Ce thème aura toujours accompagné l’histoire de l’humanité. Violences politique, religieuse, sociale, économique, voire même discursive, les humains n’auront cessé de se faire violence, et ce même lorsqu’ils prétendaient l’éradiquer en cherchant à dispenser le bien. Cette relance du Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française apporte une attention toute particulière à ce qu’il convient de nommer une résurgence de la violence affectant aujourd’hui les communautés juives de France et d’Europe.


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