L’administration Bush semble prête à offrir à Israël un puissant système de radar qui renforcerait fortement les défenses israéliennes contre des missiles balistiques ennemis tout en les liant directement au bouclier anti-missiles américain en cours de développement.
La publicité indécente, parce que haineuse et mensongère, que « les Organisations palestiniennes non-gouvernementales » (sic) ont récemment fait paraître dans la presse (v. notamment l’International Herald Tribune du 8 mai) nous conduit à stigmatiser, une fois de plus, le dévoiement des mots.
Pour les Palestiniens, en effet, la proclamation de l’Etat d’Israël, en mai 1948, constitue une « nakba », terme signifiant, en arabe, « catastrophe » et ce terme a été volontairement choisi pour faire écho à la « shoah », dont ont été, effectivement, victimes 6 millions de Juifs, du fait des persécutions nazies.
Or, indépendamment du fait que le sionisme, mouvement d’émancipation nationale, avait vocation, suivant les objectifs mêmes de l’ONU à conduire, naturellement, à la constitution d’un Etat, le souci urgent de donner un pays aux rescapés de la Shoah, ne privait nullement les Arabes, habitant ce territoire, de se constituer, également, en Etat, comme l’avait recommandé le plan de partage, adopté, en novembre 1947.
De fait, ce « mimétisme » paraît tout aussi scandaleux que le recours à la notion de « crimes contre l’humanité » pour qualifier les actions de légitime défense engagées par Israël, dans les Territoires.
A la limite, on pourrait, peut-être, parler de « nakba » pour qualifier le refus du monde arabe (les Palestiniens n’étant pratiquement pas « organisés » à l’époque) d’accepter, en 1947, la création d’un Etat arabe, parallèlement à la création de l’Etat d’Israël.
Les « Palestiniens » se privèrent alors des nombreux avantages qu’aurait générés, notamment sur le plan économique, la coexistence de deux Etats.
Nous ne ferons pas l’honneur de commenter le texte infâme auquel nous faisions allusion, mais il est consternant de trouver parmi les signataires de ce texte les noms d’André Brink, romancier sud-africain et de Demis Roussos, chanteur grec, dont la réputation ne sort pas grandie de ce compagnonnage.
Mais, que des Israéliens, notamment l’universitaire Ilan Pappe et le réalisateur de films Eyal Sivan puissent affirmer qu’après « 60 ans de dépossession des Palestiniens » (on est loin de la Ligne verte), il n’y a pas de raison de célébrer les 60 ans de l’Etat d’Israël et qu’ils cautionnent la référence à la « nakba » figurant, en exergue, dans un texte de l’écrivain Edward Said, dépasse l’entendement.
On est, dans leur cas, même très loin des « luttes fratricides » à l’égard desquelles la présidente de la Knesset, Dalia Itzik, nettement mieux inspirée qu’un de ses prédécesseurs Avraham Burg, mettait, récemment, en garde ses concitoyens au motif qu’elles sont plus « dangereuses que les guerres avec les autres pays ».
Sans vouloir pour autant nous immiscer dans la politique intérieure israélienne, il est évident que les accusations lancées, récemment, contre l’actuel Premier ministre, pour des faits antérieurs à son accession au pouvoir, ne font que miner la crédibilité de la « voix d’Israël » sur la scène internationale.
Et, personnellement, nous avons été sidéré d’apprendre, par une information diffusée par Guysen.lnternational.News qu’ « une militante bien connue du Likoud serait à l’origine de l’enquête contre Ehoud Olmert.C’est du moins ce qu’affirme le journal Asharq al-Awsat en se fondant sur des sources proches du Premier ministre » et que cette militante aurait décidé de divulguer le pot-aux-roses ’’ à cause des démarches diplomatiques dans la région, qui prouvent qu’Ehoud Olmert a promis de réaliser de grands progrès dans les négociations et d’atteindre une chance réelle de paix entre Israël et les pays arabes de la région’’.
Il est évident que le rôle de la Diaspora est rendu plus difficile par de telles manœuvres politiciennes, qui affaiblissent la position officielle d’Israël.
Or, au même titre que le brillant et courageux chroniqueur du Figaro, Ivan Rioufol, répondait, par l’affirmative, dans la suite de son blog du 7 mai au titre accrocheur « Faut-il être solidaire d’Israël ? », les Juifs du monde entier doivent témoigner d’une telle solidarité.
Mais, en ce qui nous concerne - au risque d’encourir les foudres d’internautes intolérants - nous ne pensons pas que « solidarité » doive signifier « alignement aveugle ».
Nous sommes parfaitement conscient qu’il est malséant pour un Juif, confortablement installé, en Diaspora, de donner des conseils aux Israéliens. Mais il est parfaitement concevable qu’il soutienne les revendications relatives au droit à la sécurité (donc à la renonciation au recours à la force par la partie adverse et, en attendant, approuve l’édification d’une « barrière de sécurité ») et au caractère juif de l’Etat d’Israël (donc au rejet de toute idée d’Etat bi-national, auquel conduirait la reconnaissance d’un droit de retour effectif de tous les « réfugiés » palestiniens »).
Mais, toujours soucieux de faire apparaître la volonté d’Israël de parvenir à la paix, il nous semble que certains gestes de bonne volonté, souvent annoncés, mais toujours en attente, devraient être mis en œuvre.
Nous pensons, tout d’abord, au démantèlement des « implantations illégales », qui constituent une tache dans un Etat de droit et que rien ne justifie.
Allant plus loin - à nos risques et périls -, sans pour autant prendre position sur la question des « frontières », nous pensons que rien ne justifie, non plus, le développement annoncé des constructions dans les implantations existantes. L’ampleur des programmes nous paraît, en effet, démesurée avec les nécessités d’un « développement naturel » de ces implantations.
Il nous semble que ces gestes, sans mettre en danger la sécurité d’Israël, seraient de nature à donner, effectivement, tort à ces médias qu’évoquait Ivan Rioufol, dans son blog, « qui se prêtent ..... au jeu de la dévalorisation d’Israël, rendu volontiers unique responsable de la guerre ».
La présidence slovène de l’Union européenne a condamné "résolument" vendredi de récents propos "inacceptables, nuisibles et grossiers" envers Israël tenus par le président ultraconservateur iranien Mahmoud Ahmadinejad. "Ses propos contre Israël sont inacceptables, nuisibles et grossiers. De tels propos de la part des représentants de la République islamique d’Iran sont déplacés", a indiqué la présidence dans un communiqué.
"La présidence appelle le président de la République islamique d’Iran à cesser toute rhétorique hostile et à s’abstenir de toute menace contre les autres Etats et nations, membres de la communauté internationale", ajoute-t-elle.
Mahmoud Ahmadinejad a qualifié le "régime imposteur et usurpateur d’Israël" de "cadavre puant", estimant qu’il était "sur la pente de l’anéantissement", à l’évocation du 60e anniversaire de la création de l’Etat hébreu jeudi, selon des propos rapportés par la télévision d’Etat iranienne.
Depuis son élection en 2005, le président iranien a répété à plusieurs reprises qu’Israël était condamné à disparaître.
Siniora : l’Etat "ne tombera" pas, l’armée appelée à retirer les combattants
BEYROUTH - Le Premier ministre libanais Fouad Siniora a affirmé samedi que le gouvernement "ne tombera pas" après le coup de force du Hezbollah et demandé à l’armée de retirer immédiatement les hommes armés des rues et de mettre fin au sit-in de l’opposition dans le centre de Beyrouth.
"La démocratie a été poignardée au coeur (...) mais l’Etat libanais ne tombera pas face aux putschistes", a dit M. Siniora, sa première intervention publique depuis le début mercredi des combats entre partisans de l’opposition et de la majorité et de la mainmise du Hezbollah vendredi sur Beyrouth ouest.
Il a demandé à "l’armée d’imposer la sécurité à tous et dans toutes les régions et de retirer les hommes armés de la rue immédiatement". Il lui a aussi demandé "de mettre fin au sit-in de l’opposition menée par le Hezbollah dans le centre-ville de Beyrouth".
L’opposition appuyée par la Syrie et l’Iran déploie depuis décembre 2006 des tentes dans le centre-ville de Beyrouth et devant le Sérail (siège du gouvernement), y bloquant ou entravant les activités économique et commerciale, pour protester contre le gouvernement Siniora issu de la majorité antisyrienne.
"L’armée doit assumer ses responsabilités nationales sans hésitation ni délai et cela ne s’est pas produit jusqu’à présent", a-t-il dit depuis le Sérail, dans une critique à peine voilée au fait que l’armée est restée passive durant les violences qui ont fait au total 29 morts.
"J’ai demandé au commandement de l’armée d’assumer toutes ses responsabilités en protégeant la paix civile", a-t-il ajouté.
M. Siniora a estimé que "les armes du Hezbollah ne peuvent plus être considérées légitimes après leur utilisation contre le peuple libanais".
"Nous n’avons jamais douté que le Hezbollah pourrait prendre Beyrouth en quelques heures, (...) mais nous ne cèderons pas même s’il va plus loin dans l’utilisation de ses armes", a-t-il martelé.
"Nous n’avons pas déclaré la guerre au Hezbollah et n’allons pas le faire. Mais sa milice et celle d’Amal (mouvement chiite du chef du Parlement Nabih Berri et pilier de l’opposition) ont envahi les maisons et les quartiers de Beyrouth, et nous ne permettrons pas cela", a encore lancé le Premier ministre.
"Le recours à la force n’est pas la solution, mais le dialogue (l’est)", a-t-il souligné. "Les armes du Hezbollah doivent faire l’objet d’un dialogue", qui doit se tenir "sous les auspices d’une partie neutre", a ajouté M. Siniora sans préciser qui pouvait être cette "partie neutre".
Il a laissé entendre que le gouvernement ne reviendrait pas sur ses décisions prévoyant une enquête sur le réseau de télécommunications du Hezbollah et le limogeage du chef de sécurité de l’aéroport international de Beyrouth, présenté comme un proche du Hezbollah.
Ces décisions avaient été qualifiées jeudi de "déclaration de guerre" par le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, à la veille de le prise de contrôle de Beyrouth ouest.
"Si le Hezbollah doit utiliser son réseau de télécommunications, cela doit être su et approuvé par l’Etat", a dit M. Siniora.
Il a précisé que les décisions liées au réseau de télécommunications n’avaient "pas encore été promulguées" et que son gouvernement "confiera leur sort à l’armée".
M. Siniora a aussi appelé à l’élection du candidat consensuel, le chef de l’armée, Michel Sleimane, à la tête de la présidence de la République, poste vacant depuis novembre 2007, en raison des profondes divergences entre la majorité et l’opposition sur le partage du pouvoir.
L’Union européenne (UE) a assuré vendredi le Premier ministre libanais Fouad Siniora de son "plein soutien" et appelé à résoudre la crise "par le dialogue et dans le cadre des institutions", selon un communiqué du diplomate en chef de l’UE Javier Solana. "L’Union européenne condamne les dernières violences dans les termes les plus fermes et réaffirme son plein soutien au gouvernement libanais qui est intervenu pour maintenir le droit et assurer l’intégrité et la souveraineté du Liban", a déclaré M. Solana après un entretien téléphonique avec M. Siniora.
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