Jewish World Review June 12, 2006 / 16 Sivan, 5766

‘Les bellicistes’gagnent un point : c’est une guerre

Par Mark Steyn

http://jewishworldreview.com/0606/steyn061206.php3

Adaptation franćaisede Simon Pilczer, volontaire de l’IHC

 

Voici quatre nouvelleshistoires de la semaine derniŹre :

Š     Bagdad : Abu Moussab alZarqaoui s’est retrouvé  ąl’extrémité de 500 livres de matériel militaire américain.

Š     Londres : Scotland Yard a arrźtéune cellule de Musulmans de ‘l’East End’ présumés comploter une attaque ausarin en Grande Bretagne.

Š     Toronto : la police montée adémantelé une cellule de Musulmans de l’Ontario planifiant un bombardementtrois fois plus puissant que celui d’Oklahoma City.

Š     Mogadiscio : l’affilié d’alQaēda, les « Cours Islamiques Associées », ont pris le contrôle de lacapitale de la Somalie, déplaćant les « seigneurs de la guerre soutenuspas les USA ». 

Le monde se divise entreceux qui pensent que ces évŹnements font tous partie de la mźme histoire, etceux qui croient que ce sont des évŹnements strictement locaux, n’ayant pas deplus large signification dérivant de divers facteurs régionaux :

A Bagdad et ą Londres,furie contre le bellicisme des Bush-Blair-néocons-sionistes-Haliburton.

A Toronto, furie contrele bellicisme de la taille d’un panty multiculturel de gauche canadien –non, attendez, cela ne peut źtre vrai. Ce doit źtre la frustration de certains,ah, des communautés ethnoculturelles dotés de niveaux de programmes sociauxgouvernementaux massifs insuffisamment généreux, ą en juger d’aprŹs laconversation surréaliste sur « l’édition du matin » du ‘NPR’ [radiocanadienne] entre René Montagne et le Maire de la ville.

Et ą Mogadiscio, ehbien, c’est juste une grappe d’Africains cinglés tuant une autre grapped’Africains cinglés – qui peut bien démźler tout cela ? Si Bonotient un gala de levée de fonds de célébrités, nous serons tous heureux d’yverser 20 dollars.

Si vous choisissez decroire que, comme Tip bin Neill pourrait l’avoir formulé : « Chaquejihad est local », qu’il en soit ainsi. Vous pouvez écouter lesdiscussions de la NPR [radio candienne, ndt] pour déterminer si les programmesde soins de santé des jihadistes du Canada sont mal financés, et je suis sěrque vous serez trŹs satisfait. Mais dans le monde réel, il semble que la véritable« success story » de la mondialisation des années 1990 ait étél’exportation d’une idéologie depuis une partie relativement obscure de laplanŹte vers le cŌur de chaque ville occidentale.

Prenons par exemple,disons, la décapitation. Il y en a beaucoup dans le monde musulman. Cesislamistes somalis, lors de leur prise de Mogadiscio, ont capturé des troupesdes seigneurs de la guerre et les ont décapitées. Zarqaoui a fait de la décapitationla signature de ses actes, tranchant les gorges de l’otage américain Nick Berget de l’otage anglais Ken Bigley, puis larguant le reportage comme des vidéos ąsuccŹs sur l’Internet.

Mais ce ne sont passeulement les guérilleros et les insurgés qui sont de chauds partisans de ladécapitation. Les Saoudiens, qui sont nos fameux « amis », décapitentdes gens quotidiennement. L’an dernier, le royaume a décapité six Somalienspour vol de voiture. Ils avaient été condamnés et ont purgé cinq ans de prison,mais ą la fin, les cours saoudiennes ont décidé de faire monter leur crime ą lapeine capitale. Environ les deux tiers des décapités en Arabie saoudite sont denationalité étrangŹre, ce qui serait un profil criminel improbable dans toutEtat civilisé, et suggŹre que le « systŹme » de la justice est guidépar le mépris des Saoudiens pour les non saoudiens autant que tout autre chose.

Ce qui nous ramŹne ąToronto. A la cour la semaine derniŹre, on a allégué que les conspirateurs sepréparaient ą faire exploser le Parlement canadien et ą décapiter le PremierMinistre. A premiŹre vue, cela semble ridicule. Aussi ridicule que cela asemblé ą Ken Bigley, un Britannique sous contrat en Irak sans illusion sur lemonde. Il avait passé la plus grande partie de sa vie adulte ą fouiner autourdes avant-postes les plus minables de l’empire, et pensait qu’il connaissait lamaniŹre dont les indigŹnes du coin procédaient. Il n’avait jamais imaginé queles derniers sons qu’il aurait jamais entendus seraient les cris délirants de« Allahu Akhbar », et l’homme derriŹre lui se saisissant de sa lame.El n’avait jamais imaginé que de retour dans son pays natal, ses compatriotesbritanniques – des jeunes hommes musulmans – se vanteraient auprŹsdu ‘London Times’ de télécharger la vidéo de son exécution et de la regardersur leurs téléphones cellulaires.

En écrivant surl’effondrement de nations comme la Somalie, Robert D. Kaplan de ‘l’AtlanticMonthly’s’est adressé aux « citoyens » de tels « Etats » comme ą« l’homme redevenu primitif ». Quand des habitants ayant passé leurvie ą Toronto sont de chauds partisans de la décapitation, quand des hommes nésdans le Yorkshire et élevés avec des « fish ‘n’ chips » et le cricketet la Pop Music en mauvais anglais se font sauter dans le métro de Londres, ilsemblerait que le phénomŹne de « l’homme redevenu primitif » ait étéexporté avec succŹs autour de la planŹte. C’est la mondialisation inverse. Lespathologies des villages les plus reculés disposent désormais d’une franchisesur les supports de chaque ville occidentale. Vous n’avez pas besoin d’źtre unmalchanceux bénéficiaire des avantages sociaux de l’Ontario comme StevenCharid, le Musulman converti de 25 ans cité dans le projet avorté dedécapitation du Premier Ministre. Omar Sheikh, l’homme derriŹre la décapitationdu journaliste du ‘Wall Street Journal’ Daniel Pearl, était un écolier del’école « public » (c.a.d. privée) anglaise, et diplômé de la ‘LondonSchool of Economics’.

Cinq ans aprŹs le 11septembre, certains stratŹges déclarent que nous ne pouvons pas vaincre dans cetteaffaire « militairement », ce qui est vrai en ce sens que nous nepouvons pas envoyer la TroisiŹme Division d’Infanterie ą Brampton, en Ontario.Mais ce n’est pas non plus quelque chose que nous pouvons vaincre par« l’application de la loi » - en laissant la Police Montée RoyaleCanadienne et le FBI et le MI5 et chaque gendarmerie sur la planŹte prendre encharge chaque petit complot sur la carte comme une enquźte criminelle limitée ąelle-mźme. Nous devons asphyxier l’idéologie et écraser les réseaux. Cesgaillards simplement qualifiés de « cinquiŹme colonne ». Leursplaques sont suspendues sur Main Street. Et mźme si le nombre d’habitants del’Ontario qui se sont préparés activement ą participer ą la décapitation duPremier Ministre est indiscutablement minime, le support informel aux objectifsdu jihad par de nombreux Musulmans occidentaux et la quiescence de  trop d’entre les autres, et la tropgrande pruderie de l’Etat multiculturel moderne procure une grande zone deconfort.

Cette semaine, le jihada perdu son général en chef sur le terrain, mais en Somalie, il pourrait avoirgagné une nation – une nouvelle base d’Etat aprŹs la perte del’Afghanistan. Et ą Toronto et ą Londres, le tableau n’est pas si clair. LessuccŹs médico-légaux et de surveillance ont été presque instantanément sapéspar la dissimulation multiculturelle habituelle des autorités. Si vous pensezque l’idée de quelque dingue décapitant des Premiers Ministres en vidéo est unefolle, peut-źtre regardez-vous les choses en arriŹre. Ce qui est dingue estque, une demi décennie aprŹs le onze septembre, les Saoudiens sont toujoursautorisés ą financer des écoles et des mosquées et des clubs de réflexion,, etdes programmes accélérés d’aumônerie pour imams dans les prisons et pour desforces armées ą travers le monde. Le pétrole n’est pas le principal objetd’exportation saoudien, c’est l’idéologie ; le pétrole ne fait que lefinancer. En Grande Bretagne, au Canada, en France, en Hollande, en Scandinavieet ailleurs, des Musulmans de seconde et de troisiŹme génération reconnaissentla miŹvrerie de l’Etat moderne multiculturel pour ce qu’il est – unenullité, une non identité nationale – et ainsi, pour leur propreidentité, ils tournent leurs regards ailleurs. Continuer de laisser l’islamismele remplir est une invite ą la « reprimitivation » du monde.

 


Jewish World Review June 12, 2006 / 16 Sivan, 5766

‘Warmongers’ have a point: It's a war

By Mark Steyn

http://jewishworldreview.com/0606/steyn061206.php3

 

Here are four news stories from the last week:

The world divides into those who think the above are all part of thesame story and those who figure they're strictly local items of no widersignificance deriving from various regional factors:

In Baghdad and London, fury at Bush-Blair neocon-Zionist-Halliburtonwarmongering;

In Toronto, fury at Canadian multiculti-liberal-pantywaist warmongering— no, wait, that can't be right. It must be frustration among certain,ah, ethno-cultural communities at insufficiently lavish levels of massivegovernment social programs, to judge from the surreal conversation on NPR's"Morning Edition" between Renee Montagne and the city's mayor;

And in Mogadishu, well, that's just one bunch of crazy Africans killinganother bunch of crazy Africans — who the hell can figure that out? IfBono holds a celebrity fund-raising gala, we'll all be glad to chip in 20bucks.

If you choose to believe that, as Tip bin Neill might have put it,"all jihad is local," so be it. You can listen to NPR discussions onwhether Canada's jihadist health- care programs are inadequately funded, andI'm sure you'll be very happy. But out in the real world it seems the trueglobalization success story of the 1990s was the export of ideology from arelatively obscure part of the planet to the heart of every Western city.

Take the subject of, say, decapitation. There's a lot of it about in theMuslim world. These Somali Islamists, in the course of their seizure ofMogadishu, captured troops from the warlords' side and beheaded them. Zarqawimade beheading his signature act, cutting the throats of the American hostageNick Berg and the British hostage Ken Bigley and then releasing the footage asboffo snuff videos over the Internet.

But it's not just guerrillas and insurgents who are hot fordecapitation. The Saudis, who are famously "our friends," beheadfolks on a daily basis. Last year, the kingdom beheaded six Somalis for autotheft. They'd been convicted and served five-year sentences but at the endthereof the Saudi courts decided to upgrade their crime to a capital offense.Some two-thirds of those beheaded in Saudi Arabia are foreign nationals, whichwould be an unlikely criminal profile in any civilized state and suggests that thejustice "system" is driven by the Saudis' contempt for non-Saudis asmuch as anything else.

Which brings us to Toronto. In court last week, it was alleged that theconspirators planned to storm the Canadian Parliament and behead the primeminister. On the face of it, that sounds ridiculous. As ridiculous as it musthave seemed to Ken Bigley, a British contractor in Iraq with no illusions aboutthe world: He'd spent most of his adult life grubbing around the seedieroutposts of empire and thought he knew the way the native chappies did things.He never imagined the last sounds he'd ever hear were delirious cries of"Allahu Akhbar" and the man behind him reaching for his blade. And henever imagined that back in his native land his fellow British subjects —young Muslim men — would boast to the London Times about downloading thevideo of his execution and watching it on their cellphones.

Writing about the collapse of nations such as Somalia, the AtlanticMonthly's Robert D. Kaplan referred to the "citizens" of such"states" as "re-primitivized man." When lifelongTorontonians are hot for decapitation, when Yorkshiremen born and bred and intofish 'n' chips and cricket and lousy English pop music self-detonate on theLondon Tube, it would seem that the phenomenon of "re-primitivizedman" has been successfully exported around the planet. It's reverseglobalization: The pathologies of the remotest backwaters now have franchiseoutlets in every Western city. You don't have to be a loser Ontario welfarerecipient like Steven Chand, the 25-year-old Muslim convert named in thethwarted prime ministerial beheading. Omar Sheikh, the man behind the beheadingof the Wall Street Journal's Daniel Pearl, was an English "public"(i.e., private) schoolboy and graduate of the London School of Economics.

Five years after 9/11, some strategists say we can't win this thing"militarily," which is true in the sense that you can't send theThird Infantry Division to Brampton, Ontario. But nor is it something we canwin through "law enforcement" — by letting the Royal CanadianMounted Police and the FBI and MI5 and every gendarmerie on the planet dealwith every little plot on the map as a self-contained criminal investigation.We need to throttle the ideology and roll up the networks. These fellows barelyqualify as "fifth columnists": Their shingles hang on Main Street.And, even though the number of Ontarians prepared actively to participate inthe beheading of the prime minister is undoubtedly minimal, the informal supportof the jihad's aims by many Western Muslims and the quiescence of too many ofthe remainder and the ethnic squeamishness of the modern multicultural stateprovide a big comfort zone.

This week the jihad lost its top field general, but in Somalia it mayhave gained a nation — a new state base after the loss of Afghanistan.And in Toronto and London the picture isn't so clear: The forensic andsurveillance successes were almost instantly undercut by the usualmulticultural dissembling of the authorities. If you think the idea of somekook beheading prime ministers on video is nutty, maybe you're looking atthings back to front. What's nutty is that, half a decade on from Sept. 11, theSaudis are still allowed to bankroll schools and mosques and think tanks and fast-trackimam chaplaincy programs in prisons and armed forces around the world. Oilisn't the principal Saudi export, ideology is; petroleum merely bankrolls it.In Britain, Canada, France, the Netherlands, Scandinavia and elsewhere, second-and third-generation Muslims recognize the vapidity of the modern multiculturalstate for what it is — a nullity, a national non-identity — and so,for their own identity, they look elsewhere. To carry on letting Islamism fillit is to invite the re-primitivization of the world.